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Pascale Massé
 
AGRICULTURE ET JARDINAGE
Agriculture et Jardinage > Jardinage > Guerre et paix dans le potager ... ou la peur de la biodiversité
GUERRE ET PAIX DANS LE POTAGER ... OU LA PEUR DE LA BIODIVERSITÉ
Une série documentaire humoristique, poétique, scientifique et non polémique, sur les aventures minuscules et extraordinaires qu’entretiennent les plantes d’un potager familial biologique avec les animaux et les hommes qui les entourent. Une apologie de la biodiversité dans un potager familial.
Avant de filmer en Bretagne pendant plus de six mois dans un potager de 20 mètres par 20, j’ai réalisé plus d’une trentaine de documentaires animaliers dans les forêts équatoriales de notre planète, en Asie, en Amérique du Sud, et surtout en Afrique. Des éléphants aux mygales en passant par les gorilles, les loups et autres fourmis venimeuses, des dizaines d’espèces soi-disant agressives, dangereuses ou même « mortelles », se sont retrouvées face aux objectifs de mes caméras. Pourtant, au potager comme dans la jungle, mon but a toujours été le même : rendre sympathiques, accessibles et conviviaux, des animaux qui d’ordinaire suscitent plutôt méfiance, peur ou panique.

Lors de mes premières expériences dans les jungles de Sumatra et de Bornéo, il y a une vingtaine d’années, j’ai rapidement pris conscience des peurs logiques que je véhiculais à l’égard de certains animaux. Pourtant, dès que j’approchais l’animal en question, accompagné d’un guide ou d’un scientifique spécialiste, j’observais systérnatiquement l’effet positif que cette connaissance du « monstre » produisait sur moi. Depuis, en matière d’animaux sauvages, mon point de vue est très clair : on a peur de ce qu’on ne connait pas.

Or, ces peurs irraisonnées de la nature, qui affectent la majorité d’entre nous, sont les grandes responsables de notre refus parfois violent du monde animal sauvage, qu’il soit devant notre porte ou à des milliers de kilomètres de distance. Ainsi, si la protection de la biodiversité animale s’impose de plus en plus dans les esprits de nos contemporains, il faut bien avouer qu’insidieusement, la grande majorité d’entre eux ne l’apprécie pas vraiment ... voire pas du tout.

Une première catégorie de peurs concerne les animaux de grande taille, surtout lorsqu’ils sont carnivores. Mais dans la plupart des cas, ces animaux-là sont des vertébrés, tout comme nous. Mêmes porteurs d’un nez tombant jusqu’au sol ou de canines longues comme des sabres, ils sont nos cousins, et cette ressemblance nous rassure.

L’autre catégorie de peur est plus sournoise. Elle concerne les petites bêtes, insectes scorpions et autres araignées. Cette biodiversité minuscule inspire à souhait nos imaginations négatives. Lorsque l’une de ces petites bêtes nous surprend dans un recoin de notre maison ou au détour d’un chemin, qui peut se vanter de ne jamais avoir sombré dans un délire imaginaire aussi kafkaïen qu’infantile : « les petites bêtes, ce sont celles qui grouillent, piquent, mordent, violent notre intimité et notre confort à notre insu. On ne les voit pas mais elles nous guettent et nous épient en permanence ». Or, c’est justement chez les petites bêtes que la biodiversité est la plus représentée : à lui seul, le nombre d’espèces d’insectes est largement supérieur à celui de tous les vertébrés connus.
La chimie, c’est facile !
Dans la vision traditionnelle, les animaux ne sont pas les bienvenus au potager. Ce sont les ennemis à abattre. L'intérêt du jardinier est que ses légumes soient les plus beaux et les plus propres possibles. En conséquence, il traite en préventif, et à la moindre apparition suspecte, la frappe chimique est de retour. En cas de résistance, il change de produit. Sans trop risquer de se tromper, on peut avancer que le jardinier « chimique » n’a pas de relation affective positive avec les petits animaux en général. Il ne les considère peut-être pas tous comme des ennemis, mais assurément, ils n’ont rien à faire dans le potager ... si l’un d’entre eux parvenait à se faufiler entre les lavages successifs pour aboutir sur la table familiale, il ferait très mauvaise impression, surtout s’il y a des invités !

Dans un potager familial, la décision d’effectuer un traitement chimique dépend entièrement du bon vouloir du jardinier. Aucune loi ne pousse à le faire ou ne limite son usage. Comme l’utilisation d’insecticide est la manière de jardiner qui demande le moins de compétences, elle a la préférence du plus grand nombre. La prise de conscience des dangers du chimique en termes de pollution ou de santé peut évidemment concourir à une diminution de son utilisation. En ce sens, les livres, les reportages télévisés ou les articles de presse dénonçant cette situation sont très utiles.
Un film pour défendre la biodiversité
Dans cette ambiance générale, la série documentaire « Guerre et Paix dans le Potager » positionne la communication anti-chimique d’une autre manière. Les comportements des animaux du potage sous le regard expert des jardiniers, vont eux-mêmes faire la démonstration de leur efficacité. Il s’agit d’une autre façon de défendre la biodiversité : la faire aimer, montrer comme elle est belle, intéressante, intelligente et, parfois, utile à l’homme.

En tant que cinéaste animalier, je conçois avant tout mes documentaires comme des espaces de distraction. Ils ne doivent en aucun cas ressembler à des cours de biologie, sinon c’est fichu : l’audience zappera immédiatement vers des programmes plus faciles. Ainsi, « Guerre et Paix dans le Potager » se présente comme un conte. Le message « anti-chimique » est concentré dans une petite phrase au début de chaque épisode : « Pour ne pas polluer le sol, pour manger des légumes sains et pour ne pas transformer son potager en désert aseptisé, Annick, la jardinière n’utilise jamais d’insecticides chimiques ». Ceci étant exprimé, le potager s’expose en tant qu’espace de vie et d’actions. A part quelques excursions aux environs immédiats du jardin (cour de la maison, boîte aux lettres, balade d’un mulot), toutes les prises de vues ont été réalisées à l’intérieur même du potager. Pour immerger le téléspectateur dans un univers de mini-jungle, les légumes et les animaux du potager sont la taille de référence, les jardiniers sont vus comme des géants.
Un jardin bio, c’est l’évidence !
Un tel projet n’était réalisable que dans un potager biologique : pour un cinéaste animalier, le potager traditionnel est un zoo mal habité (voire inhabité), gazé régulièrement contre les insectes ou les mauvaises herbes ... Ainsi, le tournage s’est déroulé de fin mars à mi-octobre 2005, en plein coeur du bocage breton près de Douarnenez, dans le potager familial du « Moulin Neuf », qui appartient à la famille Aublanc. Depuis plus de 20 ans, Annick et Philippe, qui jardinent pour leur plaisir; sont profondément ancrés dans la mouvance blo. Personnellement consommateur de bio depuis de nombreuses années, j’étais ravi de pouvoir passer six mois en compagnie de jardiniers sincères et compétents dans le domaine du bio, et de plus, ouverts à la communication. Pourtant, j’ai été passionné d’animaux sauvages et de protection de la nature bien avant d’être sensibilisé au bio. C’est mon épouse Catherine qui m’a fait découvrir cet univers, d’abord en m’en faisant goûter ses productions, puis en m’en glissant insidieusement quelques lectures lorsque je revenais d’un tournage lointain.
Le premier épisode
ll se déroule d’avril à août. Le « mulot du pommier », qui habite juste à droite du chemin en entrant dans le potager, y tient le rôle principal. Il entend tout, il sent tout, il voit tout ... et il goûte (presque) à tout ! Au printemps, les jardiniers doivent surveiller leurs semis de près : le mulot adore les graines, les limaces raffolent des tendres feuilles à peine sorties de terre, les doryphores les feuilles de pomme de terre, les chenilles de piéride celles des choux, les perce-oreilles celles des dahlias ...

Contre tous ces ravageurs, les jardiniers mettent en place des stratégies de lutte adaptées : pièges à fromage contre les mulots, pièges à bière ou à pomme de terre contre les limaces, sacs de couchage pour les perce-oreilles, ramassages systématiques des doryphores ... Heureusement, dans le même temps, si les légumes ont nombre d’ennemis parmi les animaux, ils y comptent tout autant d’amis fidèles et dévoués ... Les lombrics brassent et améliorent le sol, les crapauds et les grenouilles éliminent quantité d'insectes indésirables, et dans le compost, des milliers d’animaux transforment les déchets biodégradables en engrais de grande qualité ...
Le deuxième épisode
Il se déroule d’août à novembre. Les jardiniers n’utilisent pas d’insecticide chimique, mais en contrepartie, ils savent que leur potager abrite des milliers d’insectes assistants jardiniers. Certains, comme les abeilles, aident les plantes à se repoduire, d’autres livrent de jour comme de nuit une guerre implacable aux ennemis des légumes. Des guêpes parasitoïdes, aussi terrifiantes que minuscules, perforent la peau des pucerons et pondent un oeuf microscopique à l’intérieur de leur corps. Cet oeuf se transforme ensuite en larve qui mange le puceron vivant, de l'intérieur. Le puceron meurt et une nouvelle guêpe adulte en sort, tel un alien. Les coccinelles, les mouches sirphes et les chrysopes pondent de préférence à proximité des colonies de pucerons : leurs futures larves se nounissent principalement, voire exclusivement, de pucerons. Les araignées font également disparaître chaque année des milliers d’insectes ravageurs.

Mais les légumes sont des végétaux sélectionnés par l’homme, donc plus fragiles que les plantes sauvages. Régulièrement, l’intervention des jardiniers est nécessaire. Ainsi, dans la grande serre à tomates, aubergines, fraises et poivrons, des ruches de bourdons sont mises en place pour favoriser la pollinisation des fleurs et obtenir une meilleure récolte. Fin août, des milliers de guêpes parasitoïdes encarsia sont répandues par les jardiniers pour lutter contre l’invasion des mouches blanches. Si nécessaire, des larves de coccinelles ou de chrysopes achetées chez des fournisseurs spécialisés, viennent assister leurs consoeurs déjà naturellement sur place.
Et maintenant, « faites votre choix » !
A aucun moment, au cours des films, je ne prononce le mot « bio » ou « agriculture biologique ». Je ne voulais pas qu’on puisse me reprocher de défendre une chapelle que pourtant j’affectionne depuis des années. Mais j’en suis certain, quand ils verront « Guerre et Paix dans le Potager », les initiés s’y retrouveront, ceux qui doutent s’interrogeront, et ceux qui s’y opposent se laisseront peut-être séduire. Ensuite, comme je le propose à la fin du deuxième épisode, chacun sera libre de faire son choix : « Le jardinier est seul à décider s’il veut mener une guerre d’extermination sans merci aux ennemis des légumes, ou s'il préfère faire confiance à l’une des plus grandes vertus de la nature : l’équilibre »
Le réalisateur
Vétérinaire de formation, Jean-Yves Collet est cinéaste animalier. Il a réalisé une quarantaine de documentaires, dont de nombreuses collaborations avec National Geographic et Discovery Channel aux Etats-Unis, la ZDF en Allemagne ou la NHK au Japon.
Email : contact@jeanyvescollet.com
Liens relatifs à l'article :
Cet article est intégralement tiré du site:
www.biojournal.fr
Site du realisateur du film et auteur de cet article
www.jeanyvescollet.com
Le dossier de presse présente tous les protagonistes du film, du realisateur au ver du chou, en passant par l'irrésistible mulot du pommier:
http://www.jeanyvescollet.com/images/Pdf/dossier_potager.pdf
Vous pouvez commander le film sur le site de France Télévision
www.boutique.francetv.com/sommaire.asp?sid=JJ448O367Y94121I00VBXEP2&langue=1&proid=2849&prcid=78&menuprcid=0%2C78%2C78&prcidm=78
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Auteur : Jean-Yves Collet
le 12/04/2008
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